Bâtiment porc : Réaménager pour gagner en performances

Suite à l’installation d’Alexandre en octobre 2012 à Lescouet Jugon, le Gaec de Parga a réaménagé une grande partie de ses bâtiments vieillissants sur les conseils des équipes Cultivert et Triskalia. Objectif, gagner en performances techniques.

La verraterie est équipée de cases galvanisées Gevitop

Datant des années 80, les bâtiments porc méritent d’être modifiés pour progresser sur les résultats techniques. De la construction d’une nurserie neuve aux simples doseurs disposés en engraissement en passant par le réaménagement de la gestante, Alexandre et Raymond Haquin réhabilitent la majeure partie de leur élevage.

Verraterie-gestante fonctionnelle

Mise aux normes oblige, la rénovation de la verraterie-gestante s’impose avec l’aide de Noël Pélan, technicien bâtiment Triskalia, qui réalise les plans de bâtiment et Patrick Briens, technicien Cultivert, qui conseille sur le matériel. Au final, toute la salle est vidée et les caillebotis sont changés.

Nous avons tout supprimé pour repenser la distribution des chaines d’alimentation et limiter les coudes. Toutes les places sont munies d’un système doseur avec niveau d’eau constant et les auges sont en inox.

explique Alexandre.

La verraterie est équipée de cases galvanisées avec des pieds renforcés et un panier ergonomique et relevable essentiel pour la réalisation des soins.

Le large couloir à l’avant facilite le passage du verrat installé dans une case à proximité.

Les truies sont bloquées en verraterie 4 semaines avant d’être allotées, par gabarit, dans des cases de 6 places

complète l’éleveur.

La partie gestante se compose donc de cases munies de bas-flancs ajourés. Leur longueur d’1m22 permet aux truies de garder facilement leur place.

L’éleveur peut installer des paniers pour bloquer les truies en cas de besoin

complète Patrick Briens.

Pour gagner en surface, il n’y a aucun couloir à l’arrière des cases. Le transfert des truies au fond de la salle est possible grâce à un astucieux système de panneaux vice-versa qui bloque les truies du côté bas-flancs et forme un passage.

La verraterie-gestante est confortable pour les truies et pour le travail. Les truies s’y sentent bien et se couchent facilement

conclut Alexandre.

Nurserie et post sevrage (PS) rationalisés

L’élevage est passé de 7 bandes en sevrage 28 jours à 4 bandes sevrées à 21 jours

témoigne Olivier Le Jeune, technicien porc Triskalia de l’élevage.

Mais, avec ses grandes cases, le post-sevrage n’était pas adapté pour recevoir des porcelets plus jeunes. La question du réaménagement du PS et de la construction d’une nurserie s’est vite imposée.

Les cases sont munies de bas-flancs Gevispace Un bâtiment neuf de 12 cases peut maintenant accueillir 280 porcelets en nurserie. Les caillebotis plastiques reposent sur une poutre inox pour faciliter le nettoyage. Chaque case est équipée d’anciennes plaques chauffantes, recyclées des maternités. Deux lampes chauffantes sont suspendues au-dessus. La case des plus petits est équipée d’une niche.

 

L’idéal serait une petite retombée sur le haut de la niche pour conserver un maximum de chaleur » indique Patrick Briens. Comme en nurserie, chaque bloc PS contient maintenant 12 cases identiques comme en engraissement . Et Alexandre de conclure : « Ma conduite est plus rationnelle. Grâce à ses aménagements, les porcelets sont plus homogènes et je peux sexer à l’arrivée en PS. J’ai gagné en indice et en GMQ (Gain moyen quotidien) sur la phase PS. Enfin, mes porcelets arrivent plus vieux en engraissement ce qui se répercutent sur les résultats techniques de l’atelier.

En nurserie, l’installation de 2 abreuvoirs, maternité et PS, facilite la transition.

Rationner un système d’alimentation à sec

Alexandre a eu l’ingénieuse idée d’installer des doseurs en engraissement. Actionnés à l’aide d’un automate, ils permettent de contrôler la quantité d’aliment distribué et un meilleur suivi du plan d’alimentation des charcutiers alimentés à sec. Pour toujours plus de précision, l’éleveur calcule la densité de son aliment à chaque nouvelle livraison.

Les cochettes ne sont pas en reste

La nouvelle quarantaine a été pensée pour accueillir deux groupes de cochettes pendant 9 semaines. Grâce à l’allongement de la période de quarantaine, elles sont mieux préparées à la mise à la reproduction. L’entrée du bâtiment donne directement sur les deux cases sur paille permettant ainsi au tracteur de rentrer facilement pour racler.

Alexandre Haquin éleveur et Patrick Briens, technicien Cultivert à Lamballe.

Alexandre Haquin éleveur et Patrick Briens, technicien Cultivert à Lamballe.

Exploitation

  • Gaec de Parga
  • 2 associés et un salarié
  • 110 truies, 600 places d’engraissement
  • 500 000L de quota
  • 82 ha de SAU