Couvrir les fosses à lisier

Un intérêt économique et agronomique. La couverture des fosses permet d’augmenter la capacité de stockage et d’obtenir un lisier plus homogène. Les associés de la SCEA Toulhoat à Plouzévédé ont choisi une solution à la fois simple, efficace et économique.

Gilbert et Jean-Michel Potin, producteurs à Plouzévédé, ont choisi le concept développé par les Cultivert pour couvrir leur fosse à lisier.

Chacun est désormais convaincu de l’intérêt à la fois agronomique et économique de la couverture des fosses. C’est le coût qui a souvent freiné les producteurs à faire ce choix. La solution qu’ont choisie Gilbert Potin et son frère Jean-Michel, producteurs de porcs à Plouvorn, pourrait bien faire des émules.

« Stocker de l’eau et la transporter ensuite, ça coûte cher, ça n’a pas de sens. C’est pour cette raison que nous souhaitions couvrir notre fosse »

déclare Gilbert Potin.

« Mettre une charpente en bois que l’on couvre ensuite est une solution très onéreuse. Quand on a vu le devis, on s’est posé des questions. J’ai demandé à Pierre Leroy du Cultivert de Lesneven s’il avait une autre solution. »

Concept simple

La bâche en PVC est posée sur des câbles en inox qui sont fixés tous les 40 cm à l’aide d’un piton et d’un tendeur, également en inox.La bâche en PVC est posée sur des câbles en inox qui sont fixés tous les 40 cm à l’aide d’un piton et d’un tendeur, également en inox. Une pente minimale de 20 % doit être respectée.

Au sein des Cultivert, on avait effectivement réfléchi à la question et déjà mis au point depuis quelques temps un procédé à la fois économique et efficace.

« Notre concept est très simple et peut s’appliquer sur les fosses rondes et rectangulaires. Il suffit d’implanter un mât central en béton et au sommet on implante un tube plein en inox de 40 à 60 cm, avec une rondelle soudée dessus. Des câbles en inox sont fixés sur la fosse tous les 40 cm et passent autour du tube avec un angle à 90 °. Nous fournissons ensuite une bâche en PVC taillée sur mesure, qu’il suffit de poser sur les câbles.

illustrationAu sommet, il subsiste un trou pour la ventilation, obligatoire. On peut voir le mât central en béton sur lequel est fixé un tube plein en inox avec une rondelle. Les câbles en font le tour avec un angle à 90 °. Les sangles noires ont servi à tirer sur la bâche lors de la pose.

Cette bâche bénéficie d’une épaisseur de 900 g / m2 et d’une garantie. Elle est retenue par des tendeurs avec un piton tous les 40 centimètres.

L’agriculteur peut monter lui-même son installation »

explique Pierre Leroy.

Il faudra néanmoins être vigilant sur certains points. La bâche doit être plaquée sur les côtés de la fosse sur 30-40 cm pour éviter toute prise d’air. Une ventilation doit être assurée par le haut. Par ailleurs, une pente minimale de 20 % doit être respectée.

Avantageux et sûr

La bâche est en PVC à 900 g / m2. Elle résiste à des températures basses jusqu’à -30 °C et à l’inverse jusqu’à 70 °C.La bâche est en PVC à 900 g / m2. Elle résiste à des températures basses jusqu’à -30 °C et à l’inverse jusqu’à 70 °C. Fabriquée sur mesure, elle est garantie.

« Le plus difficile a été de poser la bâche. Il vaut mieux prévoir une journée sans vent… Pour l’opération, nous avons loué un engin télescopique avec 18 m de mât. En deux heures, à quatre c’était fini. Pour le reste, c’est très simple à mettre en place. C’est vraiment un système très avantageux et sûr »

affirme Gilbert.

« C’est moins cher qu’un système en dur. Tous les câbles, les pitons, la visserie sont en inox 316. C’est sans souci, on est tranquille. »

Du coup, les éleveurs en ont profité pour ajouter un malaxeur à lisier au moment de l’installation. Un renforcement spécifique a donc été prévu à l’endroit du malaxeur.

« Le malaxeur est un outil très pratique, il permet d’éliminer les croûtes qui se forment surtout pour du lisier gestantes. En période d’épandage, je malaxe tous les jours avant de remplir la tonne à lisier. Ça marche très bien. »

1,20 m d’eau

L’installation a été posée le 29 décembre 2008.

« Il faudra attendre une année pour vraiment juger, mais déjà depuis le mois de janvier, on constate une réelle différence. On a un lisier beaucoup plus homogène avec moins d’eau. Notre fosse fait 1180 m3 avec 4,50 m de profondeur et 18 m de diamètre. Je pense qu’on avait pas loin d’1,20 m d’eau chaque année… »

C’est désormais de l’histoire ancienne grâce au concept Cultivert.