ÉCLAIRAGE BASSE CONSOMMATION
Les bénéfices d’une bonne lumière
Un bâtiment toujours lumineux : c’est bon pour la santé et la productivité des animaux et tellement plus agréable au quotidien pour les éleveurs ! Un éclairage efficace et économe en énergie permet de pallier la diminution du jour ; car en hiver, la journée de travail, elle, ne diminue pas…
« On peut éteindre et rallumer un éclairage à induction sans délais d’attente et sans aucun souci de l’abîmer, ce qui n’est pas le cas de toutes les technologies d’éclairage à basse consommation », indique Erwan Allain de JLC Développement/Frigélait (à gauche), dont équipements sont désormais référencés chez CultiVert (Fabrice Bernard – pour Pontivy).Le troupeau mixte Prim’Holstein - Pie rouge des Plaines prend ses marques depuis le mois d’août dans cette étable neuve de 150 places, équipée d’une salle de traite rotative. L’ensemble des animaux est désormais réuni sous le même toit pour une meilleure organisation du travail des éleveurs.
Tout le monde y a nettement gagné en confort.
Bon pour la santé et la productivité des animaux
La photopériode (durée d’exposition de l’animal à la lumière) influence la production laitière et le fonctionnement de l’appareil de reproduction. Les résultats, sur la production laitière notamment, sont significatifs lorsque les vaches sont exposées à une intensité lumineuse de plus de 150 Lux sur une durée consécutive quotidienne de 16 heures, suivie de 8 heures d’obscurité.
Au départ, des néons
Un bâtiment d’élevage lumineux en journée grâce à l’installation d’un filet brise-vent sur la façade sud et à 12% de plaques translucides sur la toiture.Le projet a été lancé 2 ans plus tôt. Les 4 associés ont visité pas mal de bâtiments récents avant de construire le leur. « Pour l’éclairage intérieur, on était parti sur des néons classiques, suspendus », expliquent-ils. Fabrice Bernard, du CultiVert de Pontivy, qui a fourni les tubulaires et le rideau brise-vent, leur a parlé des lampes à induction, basse consommation. « Culti Vert a récemment référencé le fournisseur JLC Développement/Frigélait qui propose ce système », explique-t-il. C’est alors que les éleveurs se sont vraiment penchés sur la problématique de l’éclairage de leur futur bâtiment. Ils ont fait un calcul rapide : l’investissement (lampes à induction versus tubes fluorescents) était quasiment identique. « Les projecteurs à induction sont plus chers à l’unité que des néons, mais il en faut beaucoup moins et les frais d’installation sont inférieurs. »
Investissement total identique
LED et projecteur à induction, proposés par CultiVert. Ces projecteurs à induction peuvent être installés facilement dans un bâtiment neuf ou existant, tout comme à l’extérieur, pour éclairer un silo de maïs par exemple, puisqu’ils ne craignent pas l’humidité.10 projecteurs de 200 W éclairent les 150 logettes, 5 autres ont été prévus au niveau des génisses et 3 de 120 W au-dessus le bloc traite (le plafond étant plus bas). « La puissance du projeteur et la fréquence des points de lumière sont déterminées en fonction de la hauteur du bâtiment. Plus ils sont fixés haut, moins ils seront nombreux, mais plus ils seront puissants », explique Erwan Allain de la société JLC Développement/Frigélait qui a travaillé sur le projet avec Fabrice Bernard.
Pour obtenir la même intensité lumineuse dans ce bâtiment, il fallait compter 62 réglettes doubles de 36 W. La pose des lampes à induction est plus simple et moins coûteuse que celles des tubes fluorescents (néons). Pas besoin de les suspendre. Ils sont fixés directement sur les solives.
« C’est notre électricien, Le Dorze, qui les a installés. Il n’a eu qu’un câble électrique à tirer », expliquent les éleveurs.
Longue durée
La durée d’utilisation des lampes à induction est sans comparaison avec les systèmes d’éclairage classiques (10-15 000 h) : 80 000 h d’autonomie, soit 10 années, si elles étaient allumées 24h/24. Peu de maintenance, c’est également ce qui a plu aux éleveurs par rapport à une installation classique de tubes fluorescents. « Quand un néon grille, il faut monter à plusieurs mètres de hauteur pour changer le tube ou le starter. On ne s’y précipite généralement pas. Autant dire que ça reste souvent défaillant pendant un moment... » Côté entretien, la configuration des projecteurs retient nettement moins les poussières (non négligeables avec l’utilisation d’une pailleuse).
Basse consommation
L’allumage d’une lampe à induction est quasiment instantané (60% de la lumière disponible immédiatement, 100% au bout d’1 à 2 minutes) et l’intensité lumineuse ne diminue pas avec le temps, comme le font la plupart des néons après 2 000 h. Sa consommation n’a rien de comparable : 80% de moins qu’un éclairage incandescent. Au niveau des factures d’électricité, les éleveurs avouent ne pas avoir encore assez de recul (3 mois seulement) pour en tirer un bilan chiffré. C’est surtout cet hiver qu’ils vont apprécier cet éclairage efficace et économe.
Performances des différents systèmes d’éclairage
| Température de couleur (°K)* | Efficacité lumineuse corrigée* (Lumens/Watt) |
Durée de vie (heures) |
|
| Jour | 5 000 °K | - | - |
| Incandescent | 2 900 °K | 17 Lum/Watt | 800 à 1 000 |
| Halogène | 3 000 °K | 29 Lum/Watt | 2 000 |
| Fluorescent (tube fluorescent standard) | 3 000 °K | 95 Lum/Watt | 15 000 |
| Mercure | 3 650 °K | 45 Lum/Watt | 6 000 à 20 000 |
| Sodium haute pression | 2 100 °K | 52 Lum/Watt | 16 000 |
| LED | 2 700 à 6 500 °K | 100 Lum/Watt | 60 000 à 100 000 |
| Induction (JLC Développement/ Frigélait-CultiVert) | 3 000 à 7 000 °K | 129 Lum/Watt | 45 000 à 100 000 |
La table d’alimentation éclairée toute la nuit

Une rangée de veilleuses LED (lumière rouge) a été installée au-dessus des 2 tables d’alimentation (150 places de cornadis), à raison d’une LED (7 W) tous les 10 m. Reliées à un détecteur crépusculaire (capteur de luminosité), elles s’allument automatiquement lorsque l’intensité lumineuse naturelle décroît. L’éclairage de l’auge pendant la nuit favorise les mouvements des animaux et l’ingestion. C’est bon pour la production laitière.






