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PORC - MISE AUX NORMES BIEN-ÊTRE

6019Le choix des bat-flanc

Tous les élevages porcins devront être aux normes bien-être le 1er janvier 2013. Emmanuel Esnaud de Pipriac a choisi les bat-flanc béton.


Emmanuel Esnaud, producteur de porcs à Pipriac (à gauche) a fait appel à Alain Bily du Culti-Vert de Pontivy pour faire la mise aux normes bien-être des truies gestantes.


6024L’éleveur a choisi trois matériaux différents : le béton pour les bat-flanc, le PVC d’une épaisseur de 4 cm pour les cloisons intérieures et du tubulaire pour les façades.

Applicables pour tous en 2013, les normes pour le bien-être des truies gestantes s’appliquent dès aujourd’hui pour un bâtiment neuf ou une rénovation. Emmanuel Esnaud s’est installé en 2003 avec ses parents. « Nous avons arrêté la production laitière et rapatrié des truies qui étaient sur un deuxième site. J’avais énormément de manipulation, de transport à faire entre les deux sites. Pour laver la maternité, j’étais obligé de transférer les truies, c’était très contraignant. J’avais à ma disposition une salle de 100 places en gestantes bloquées plus 160 m² et je souhaitais optimiser l’espace » explique l’éleveur.

97 places de gestantes

6033L’utilisation du tubulaire permet de garantir une bonne vision dès l’entrée dans le bâtiment.

Emmanuel Esnaud a donc fait appel aux compétences d’Alain Bily du Culti-Vert de Pontivy. « Lorsqu’un éleveur nous contacte, nous essayons de lui apporter la solution la plus adaptée à sa situation, dans le respect de ses choix d’organisation de travail. L’objectif est d’allier économie, efficacité, respect des normes et satisfaction de l’éleveur ». Le technicien a travaillé avec Bernard Brogard du service bâtiment de Coopagri Bretagne pour optimiser l’espace tout en respectant les normes (2,25 m2 par truie). 97 places de gestantes ont été réparties dans deux salles. Alain Bily a guidé l’éleveur dans ses choix de matériel et n’a pas hésité à fournir plusieurs devis. « C’est vrai que j’ai pris mon temps, je voulais être sûr de prendre la bonne décision. Au final, j’ai choisi un système de bat-flanc en béton avec des parois intérieures en PVC renforcé et du tubulaire en façade.

6032Les bat-flanc en béton font 1 m de haut pour une profondeur de 75 cm.

Je voulais bien voir mes truies et aussi favoriser le contact avec elles pour qu’elles s’habituent à ma présence » déclare Emmanuel. « Au départ, je ne voulais pas mettre de bat-flanc. Mais comme j’avais créé une case tampon où je n’en avais pas installé, j’ai pu me rendre compte que certaines truies ne mangeaient pas. J’ai donc choisi d’en mettre et effectivement ça fonctionne très bien. Chacune a sa place et elles prennent leur repas dans le calme. Le plastique est un matériau qui me plaisait bien également. C’est plus chaud que le béton. Le système de portes est aussi très confortable. Elles s’ouvrent facilement et se referment toutes seules. »

Valoriser l’existant

6017Plutôt que des passages d’homme, l’éleveur a choisi des portes. Elles s’ouvrent très facilement et se referment toutes seules.

L’aspect économique a également pris une part importante dans les choix de l’éleveur. Chez Emmanuel, la mise en place d’un Dac aurait occasionné des surcoûts importants avec des travaux plus lourds. « Je voulais valoriser au maximum l’existant pour limiter le budget. Et je n’étais pas convaincu par les réfectoires auto-bloquants, je voulais un système plus simple. J’élève des Youna qui se comportent très bien en groupe. » Effectivement, lorsqu’on rentre dans le bâtiment, les truies qui reçoivent un repas par jour, ne bougent pas et semblent très paisibles.

Plusieurs matériaux

De son côté, le technicien a mis tout en œuvre pour répondre au producteur : « Au Culti-Vert, nous sommes aptes à proposer plusieurs types de matériaux et même de les mélanger entre eux. C’est ce qu’on a fait ici. Dans tous les cas, nous sommes très vigilants sur la qualité et la robustesse des matériaux. On ne s’arrête pas là. Si le plus souvent l’éleveur installe lui-même son matériel, nous sommes présents à ses côtés pour le conseiller dans la mise en place et assurons le suivi de chantier. » Quelques mois après la mise en place du système, l’éleveur s’estime très satisfait de son choix. « Mon objectif prioritaire était de simplifier et d’améliorer mes conditions de travail. Aujourd’hui, tout seul je peux déplacer mes truies sans problème. Ce qui n’était pas le cas hier. Et c’était de loin la solution la plus économique. »