Malaxer le lisier, une technique simple et efficace.

Bernard Laurent est éleveur de porcs à Plounéour-Ménez (29). Face à un problème croissant de croûtes et de dépôts dans ses pré-fosses, il a opté pour la solution efficace du malaxeur de lisier proposée par Triskalia. 

Une pompe de transfert sur chariot

 

« J’ai préféré agir avant qu’il ne soit trop tard » confie Bernard Laurent, producteur de porcs dans les Monts d’Arrée à Plounéour-Ménez. « J’étais devant un problème de développement de croûtes sur les côtés et de dépôts au fond de mes fosses, en particulier sous ma salle d’engraissement. Mon système est en lisier intégral et je n’avais jamais effectué de brassage en 20 ans »

explique-t-il.

L’éleveur rencontre donc beaucoup de difficultés pour vider ses fosses et dispose d’un lisier hétérogène qu’il valorise pourtant à 100 % sur ses cultures.

« J’ai bien utilisé des bactéries, mais ce n’est pas une solution durable. »

C’est en discutant avec Pierre Leroy, technico-commercial Cultivert, que l’éleveur envisage l’acquisition d’un malaxeur à lisier et d’une pompe de transfert pour compléter le dispositif.

Pied Malaxeur lisier

« J’ai présenté le produit à Bernard en lui expliquant que Triskalia a travaillé sur un prototype pendant un an avec le fabricant (Renson) en vue de créer un produit véritablement conçu pour un usage intérieur »

commente Pierre Leroy.

Convaincu à la fois par le produit et par la nécessité de trouver rapidement une solution, Bernard décide de s’équiper très vite.

« J’ai acquis le malaxeur et la pompe en décembre. Je ne reviendrai pas en arrière ! Tout de suite, j’ai pu constater l’efficacité de la machine en effectuant un brassage en présence des animaux. J’ai réglé le malaxeur afin de créer un tourbillon qui brasse et aspire les croûtes en même temps tout en évitant les projections »

. Bernard Le Gac, technicien environnement à Triskalia souligne :

« C’est un matériel très simple et très fonctionnel qui peut être manipulé et transporté par une seule personne. Ses dimensions lui permettent de se faufiler entre les portes et dans les couloirs sans problème. »

Rallonge

Dès lors, l’agriculteur dispose d’un lisier facile à vider et surtout très homogène. Ni trop liquide, ni trop épais, il n’a plus à adapter sa vitesse ou son matériel lors de l’épandage qu’il effectue avec pendillard. En réalisant le brassage au moment du pompage et suite à un test « quantofix », l’éleveur maîtrise parfaitement l’apport de fertilisant sur sa parcelle.

Une meilleure ambiance

Côté sanitaire, l’éleveur y a gagné également.

« Auparavant, beaucoup de mouches nichaient dans les croûtes. Depuis le brassage, le problème est résolu. »

affirme-t-il.

Même si Bernard n’a pas connu cela, il n’est pas rare de constater aussi des colonies de rongeurs dans les croûtes qui se forment dans les fosses. Malaxer le lisier permet de s’en débarrasser.

« D’une manière générale, cela améliore l’ambiance, le confort des animaux et aide à une meilleure maîtrise sanitaire. Les performances d’élevage peuvent s’en ressentir, tant techniquement qu’économiquement »

complète Bernard Le Gac.

Travaillant sur deux sites, Bernard avait besoin d’un outil complémentaire pour pomper le lisier présent dans ses pré-fosses de maternité et de post-sevrage ainsi que pour ses deux fosses extérieures.

« J’ai acquis en même temps une pompe de transfert qui me rend bien des services. Je l’utilise en circuit fermé pour brasser le lisier de mes pré-fosses qui sont sur fond plat et de la même manière, pour homogénéiser le lisier de mes fosses extérieures, ainsi que pour transférer le lisier d’une fosse à l’autre » explique-t-il.

Au plan économique, Bernard Laurent s’estime satisfait.

« L’argent que j’ai placé dans cet équipement est mieux là que dans les produits que j’étais contraint d’utiliser auparavant, comme les produits de liquéfaction. Je considère que le sanitaire n’a pas de prix. En outre, avec un lisier homogène, j’utilise bien moins d’engrais minéral. C’est là aussi une économie. »

Peut-on acheter ce matériel en collectif ?

Bernard répond simplement : « Je pense que c’est difficile, compte tenu des contraintes de transport et des risques sanitaires. Ce n’est pas un gros investissement, il peut être amorti rapidement. »