Des tapis pour le bien-être des vaches et la sérénité des éleveurs

Le GAEC de Montaigu en est actuellement aux finitions après plusieurs mois de travaux. Les vaches profitent des logettes équipées de tapis depuis novembre dernier. Elles apprécient le confort de couchage. Les éleveurs, quant à eux, ne regrettent pas la paille…

Tapis Logette

Fabrice Bernard, du Cultivert de Pontivy, propose la gamme IDS de tapis et matelas de logettes. Christophe et son frère Bruno ont opté pour les tapis Quiéta, après avoir réalisé eux-mêmes les travaux de maçonnerie.

“Les tapis IDS sont vraiment très faciles à poser.”

Rétrospective

Novembre 2009 : installation de Christophe en Gaec avec ses parents, Anne-Marie et Claude. Christophe reprend une exploitation laitière qui double quasiment la production laitière initiale.
Novembre 2010 : mise en route d’un bâtiment d’élevage agrandi et équipé de logettes + tapis. Le troupeau mixte (Normandes et Prim’Holstein) atteint alors les 80 vaches.

« L’aire paillée était déjà juste pour une quarantaine de vaches », souligne Claude qui n’envisageait pas la conduite d’un grand troupeau sur litière accumulée.

Le Gaec avait besoin d’un nouvel outil de production. De l’agrandissement du bâtiment aux équipements, le projet est finement étudié d’un point de vue technique et économique par les 3 associés. Bruno, le frère de Christophe, s’y investit également, même s’il travaille pour l’instant à l’extérieur.

Tapis Logette
L’installation de logettes + tapis a permis de limiter l’agrandissement du bâtiment nécessaire au nouvel effectif du troupeau.

Un paillage coûteux

Sur ses 90 ha de SAU, le Gaec de Montaigu ne cultive qu’une quinzaine d’hectares de céréales. La paille nécessaire à la litière était majoritairement achetée à l’extérieur.

« On paillait jusqu’à 2 fois par jour et il fallait vider le fumier toutes les 2 semaines en plein hiver, en jonglant avec la météo »,

explique Claude, qui ne regrette pas l’ancien système.

Le choix des logettes a fait l’unanimité au sein de la famille. Les avis autour du couchage étaient plus partagés… Anne-Marie préférait initialement le paillage des logettes à l’installation de tapis ou de matelas, « pour l’image notamment », explique-t-elle. Claude, quant à lui, a rapidement fait ses calculs : le prix de la paille, le bâtiment de stockage, la surface entre les logettes pour mettre les bigs, la gestion des effluents, les frais de mécanisation et de carburants…

« Le fumier a un coût non négligeable »,

reconnaît l’éleveur

; mais c’est surtout la pénibilité du travail qui le préoccupait :

« On réfléchit beaucoup au confort des vaches, mais il ne faut pas oublier le nôtre ! ».

Il a, sur ce point, été rejoint pas son fils Christophe qui a pratiqué le paillage quotidien des logettes lors d’un stage.

Système «tout lisier»

Concernant la gestion des effluents, les éleveurs optent pour le lisier flottant : poussé en bout de bâtiment par les racleurs, le lisier tombe dans un canal et s’écoule lentement vers la fosse (géomembrane) située un peu en contrebas. Pas besoin de pompe.

« C’est simple et économe. Mais le lisier ne doit pas être trop chargé de fibres »,

précise Christophe.

Ce qui écarte définitivement les logettes paillées. Mais il restait encore à choisir entre des tapis ou des matelas…

Tapis ou matelas ?

Fabrice Bernard, du Cultivert de Pontivy, n’influence guère le choix de ses clients, puisqu’il propose à la fois des tapis de logettes et des matelas. Les deux sont fabriqués par la société savoyarde IDS, spécialiste des revêtements de sol pour l’élevage.

« Les tapis IDS sont en caoutchouc naturel, contrairement aux marques concurrentes qui utilisent des caoutchoucs recyclés, souvent à partir de pneus usagés, précise Fabrice Bernard. La souplesse du matériau n’a rien de comparable. »

Les associés du Gaec de Montaigu penchent plutôt pour les tapis IDS, tout particulièrement séduits par l’étanchéité des jonctions entre chaque plaque : un système de puzzle recouvert par un joint intégré à clipser. Sous le tapis, le sol reste sec et propre. Un point important pour l’hygiène et la santé de la mamelle.

Tapis Logette

La face cachée du tapis est constituée de plots en caoutchouc qui participent à la souplesse. Ils sont plus nombreux en partie haute (le tapis est donc plus dur) pour assurer une bonne stabilisation de la vache au lever.

« Elle y est aussi à l’aise couchée que debout »,

précise Grégory Beaune de la société IDS.

Souple et résistant

Tapis Logette

Le modèle Quiéta qu’ils ont choisi est un tapis de logette ultra robuste (3 cm d’épaisseur), avec une excellente souplesse de couchage. Sa surface martelée est antidérapante et facile à entretenir (lavage haute pression).

« Les vaches sont aussi à l’aise que sur l’herbe, et bien isolées du froid du sol bétonné »

Les éleveurs y étalent un peu de paille broyée, à raison d’un big par mois en hiver, soit 150 g/jour/logette, saupoudrée au même titre qu’un asséchant !

Montage facile

D’une longueur de 1,85 m, les tapis à assembler sont disponibles en plusieurs largeurs (1,10 m – 1,15 m – 1,20 m – 1,25 m) pour pouvoir s’adapter à toutes les logettes. Chaque tapis, garanti 10 ans, est maintenu par 3 points de fixation en partie haute.

« C’est beaucoup plus facile à monter que des matelas »,

reconnaissent Christophe et Bruno.

El ils savent de quoi ils parlent, car sur 80 logettes, ils ont installé une dizaine de matelas. « Nous voulions tester les 2 solutions. » Et selon eux, c’est vraiment le tapis qui sort du lot.

« Les vaches se sont mises aux logettes sans problème », indique Anne-Marie, précisant qu’elles étaient déjà habituées à la contention des stalles du Dac.

La première semaine, la barre au garrot avait été reculée au maximum (de 30 cm) pour ne pas trop les brider. Le tapis est disposé à quelques centimètres de l’angle de la marche pour que la vache ne s’y prenne pas les pieds et pour permettre une éventuelle dilatation du caoutchouc. Une pente intégrée à l’arrière du tapis (sur 20 cm) facilite l’écoulement des jus.