Une nurserie pour rationnaliser la conduite des génisses

Au Gaec La Relève, dans les Côtes d’Armor, une nouvelle nurserie tout en bois, est venue s’intégrer parfaitement dans le paysage de l’exploitation, fin 2011. plus sain et plus fonctionnel que l’ancien, ce nouveau bâtiment fait le bonheur des jeunes génisses et de leurs 3 éleveurs, pour des performances au rendez-vous !

 

Nurserie

« C’est tout jeune que l’on façonne une bonne laitière ; la conduite des jeunes génisses conditionne leur santé et leurs performances par la suite »,

indique Sonia Ballan, en charge de l’élevage des veaux femelles pour le renouvellement, au Gaec La Relève, à Plestan (22).

Les 3 associés, Sonia Ballan, Eliane Rault et David Rouxel, conduisent un troupeau de 80 vaches laitières (100% Prim’Holstein), pour un quota de 670 000 L, avec 98 ha de SAU. Pour pallier des conditions d’élevage et de travail peu optimales, les associés ont choisi d’investir dans une nouvelle nurserie en auto-construction, spécialement pensée pour conduire des jeunes génisses de 0 à 6 mois, futures laitières.

« En 3 mois ½ le bâtiment était monté et les animaux étaient dedans dès le mois de décembre. La charpente kit est facile et rapide à assembler, un vrai plaisir ! »,

souligne David, qui a fait appel à des professionnels uniquement pour l’électricité et la plomberie.

nurserie
L’orientation plein sud du bâtiment assure un réchauffement des veaux le matin. En prévision, un portillon pour l’accès à la parcelle de 25 ares, afin d’habituer les génisses à l’herbe et favoriser leur développement.

 

Choix des matériaux

Cette nouvelle nurserie est en bois, un matériau esthétique et chaleureux, avec une couverture en fibre de ciment et des tôles translucides (8% d’éclairement toiture).

« Le toît mono-pente permet une maîtrise du volume, et évite ainsi les courants d’airs et chutes de température, tout en gardant un accès au tracteur pour le curage des cases collectives »,

explique Hervé Josselin, conseiller bâtiment au Bcel-Ouest.

Ce bâtiment, de 36 m x 7,5 m, abrite 16 cases individuelles et 3 cases collectives de 33 places, soit 49 places en tout. Les cases individuelles sont équipées de caillebotis plastique sur sol autoporteur, faciles d’entretien et isolants, avec séparations en PVC et râteliers pour la paille à volonté. Quant aux cases collectives, de 25m2, elles sont équipées de cornadis avec auges porte-seau. L’aménagement, réalisé en partenariat entre Cultivert et le Bcel-Ouest selon les besoins des éleveurs, optimise la circulation et la surveillance des animaux :

« le couloir de paillage, les barrières de cloisons barodées à l’extérieur avec le filet brise-vent assurent les meilleures conditions aux veaux comme aux éleveurs »,

souligne Patrick Briens, technico-commercial Cultivert.

Un outil adapté

« Les veaux sont en cases individuelles de 0 à 8 semaines. Je les passe ensuite en cases collectives, où elle restent jusqu’à l’âge de 6 mois avant de rejoindre le bâtiment des génisses, grâce à la porte coulissante sur le pignon ouest »,

relate Sonia.

Séparées des veaux mâles dès le départ pour des questions sanitaire, seules les jeunes femelles sont logées dans cette nouvelle nurserie.

« Maintenant les conditions sont optimales pour élever nos génisses ; d’ailleurs elles sont en meilleure forme générale ! Moins stressées, elles se développent mieux et consomment bien l’aliment, la paille et l’eau. Les lots sont homogènes et les croissances élevées. Nous n’avons eu aucune diarrhée cet hiver et aucune perte depuis 6 mois ! »,

explique David.

Pratique d’accès, pour soigner les veaux notamment, les éleveurs sont pleinement satisfaits de ce bâtiment à la fois fonctionnel, spacieux et lumineux.

nurserie
A gauche, des cases individuelles pour les veaux femelles de 0 à 8 semaines, sur caillebotis plastique, qui consomment de la poudre de lait et de l’aliment 1er âge. A droite, les cases collectives pour les jeunes génisses de 2 à 6 mois, qui reçoivent de l’aliment 2ème âge. Les cases sont très bien paillées pour assurer une litière propre et des animaux au sec.

.

Le filet brise-vent

nurserieLes 3 associés du Gaec La Relève ont opté pour un filet brise-vent de type Cellorouleur, à commandes électriques, avec motorisation 380, en 2 parties :

« Les ouvertures s’effectuent séparément au niveau des cases collectives et des cases individuelles. C’est plus pratique pour vider le fumier des cases collectives, l’hiver notamment, sans ouvrir le filet du côté des plus jeunes, mais également pour un futur accès au paddock des génisses de 2 à 6 mois »,

explique l’éleveur, David Rouxel.

Le choix s’est porté sur 2 types de maillages, de couleur beige pour bien laisser entrer la lumière, avec une partie basse à 98% d’efficacité au vent et une partie haute à 95% :

« pour laisser passer l’air, sans courant d’air », ajoute Patrick Briens, technico-commercial Cultivert.