Une solution de stockage d’effluents propre, facile et pas chère

Jean-Luc Martin, Yannick Le Beltel et Samuel Quémerais sont producteurs de lait au Gaec de la Vallée à Epiniac (35). Lorsque Samuel est devenu associé il y a un an, ils ont dû revoir les capacités de stockage d’effluents de leur élevage. Les agriculteurs ont opté pour la citerne souple autoportée, conseillée par Cultivert.

La membrane de la citerne résulte de l’assemblage d’une couche tissée interne qui résiste à l’étirement et d’un polymère externe résistant à l’abrasion chimique, aux UV et aux intempéries.
La membrane de la citerne résulte de l’assemblage d’une couche tissée interne qui résiste à l’étirement et d’un polymère externe résistant à l’abrasion chimique, aux UV et aux intempéries.

Ce sont les aspects pratiques et économiques qui nous ont poussés à choisir la citerne souple

explique Yannick.

Lorsque Samuel s’est installé sur l’exploitation, il a amené des terres et du volume à produire. Nous avons construit une salle de traite rotative mais nous nous sommes retrouvés limités en capacité de stockage. Nous voulions, à la base, agrandir la fosse actuelle. Finalement, après un chiffrage de toutes les solutions possibles, nous avons opté pour la citerne souple autoportée. Nous y stockons les eaux brunes et les eaux blanches à moindre coût.

Gurvan Talvas du Cultivert de Combourg les a accompagnés dans leur projet :

Nous proposons à nos clients un produit sur mesure. Le dimensionnement et l’équipement de la citerne sont raisonnés en fonction de leurs besoins.

La capacité de stockage a été étudiée pour 1 an. Cela permet de respecter les 6 mois de stockage obligatoire et de laisser une marge de sécurité par rapport à l’évolution de la législation. Les applications sont nombreuses pour cette citerne conçue par Diva Plastiques : stockage des eaux blanches, eaux vertes, eaux brunes, purins, lisiers liquides, eau, engrais liquide, résidus de méthanisation, mélasse…

Toute la fabrication est réalisée en France. Diva Plastiques est le seul à garantir un contrôle d’étanchéité à la livraison. Les poches répondent aux normes ISO et DIN (l’institut allemand de normalisation)

explique Gurvan Talvas.

Rapide à monter

Les trois associés ont été séduits par la simplicité d’installation et la rapidité de mise en service de la citerne.

Nous étions quatre sur le chantier : Jean-Luc, Yannick, Gurvan du Cultivert et moi-même. Nous avons préparé la zone de pose en réalisant un terrassement et en appliquant une couche de sable de 10 cm d’épaisseur. Le but est d’obtenir une surface plane, horizontale et compactée. Gurvan nous a conseillés de poser une membrane géotextile pour éviter le développement d’adventices et protéger l’ouvrage. Ensuite, deux heures ont suffi pour dérouler et déplier la citerne livrée sur palette », affirme Samuel Quémerais.

Au final, il a fallu une seule journée pour réaliser l’ouvrage, du terrassement au remplissage.

Qualité des effluents d’élevage et absence de nuisances

La citerne souple auto-portée permet à l’éleveur de maintenir la qualité des effluents. Le liquide ne reçoit pas d’eaux de pluie résiduelles. De plus, il est stocké en parfaite anaérobie. Cela permet d’obtenir des lisiers plus homogènes et plus riches en azote ammoniacal à la sortie.

Ici, le volume utile est égal au volume réel. On optimise le rendement du produit. 1 mètre cube de liquide a donc une meilleure valeur fertilisante qu’en fosse classique

explique Gurvan. Les éleveurs sont très satisfaits de leur choix.

La citerne lève un frein à la mise en place de certains dispositifs de stockage. Elle permet de maintenir une propreté des abords qui limite les nuisibles.

Nous constatons que les poches n’attirent pas les mouches comme peuvent le faire les fosses. On note également très peu de nuisances olfactives, et ce grâce au confinement du liquide

souligne le technicien.

 

Conçue sur mesure pour les besoins du Gaec, la citerne a une capacité de 500 m3. La hauteur ne dépasse jamais 1,60 m. Elle est régulée par un évent qui sert de trop plein pour l’échappement.
Conçue sur mesure pour les besoins du Gaec, la citerne a une capacité de 500 m3. La hauteur ne dépasse jamais 1,60 m. Elle est régulée par un évent qui sert de trop plein pour l’échappement.

Des citernes souple de stockage d’eau pour la lutte contre les incendies

Les établissements d’élevage ont l’obligation de disposer d’une réserve d’eau de 120 m3 s’il n’y a pas de borne incendie dans les 200 m, selon l’arrêté ICPE du 27 décembre 2013 Chapitre II – Art. 13.

Les normes en vigueur pour la lutte contre les incendies imposent en effet de disposer d’un volume permettant d’éteindre un feu.

Egalement conçues pour répondre à la demande des SDIS (Service départemental d’incendie et de secours), les citernes rencontrent depuis 4 ans un franc succès au niveau des surfaces commerciales et des zones pavillonnaires.

Les organisations d’évènements éphémères de type foires ou festivals sont également dans l’obligation de s’en équiper.

De gauche à droite, Yannick Le Beltel, associé au Gaec de La Vallée, Gurvan Talvas, technicien Cultivert et Samuel Quémerais, associé.
De gauche à droite, Yannick Le Beltel, associé au Gaec de La Vallée, Gurvan Talvas, technicien Cultivert et Samuel Quémerais, associé.

Exploitation

  • Gaec de la Vallée – Epinac
  • 3 associés : Jean-Luc Martin, Yannick Le Beltel et Samuel Quémerais
  • 230 ha
  • 130 vaches laitières
  • 1 000 000 litres de lait
  • Système de traite rotative 28 postes
  • Deux sites