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Une contention bien pensée pour votre sécurité

La contention représente souvent un moment de tension tant pour l’éleveur que pour les animaux, d’autant plus que la plupart des exploitations n’en sont pas équipées, considérant cela comme un investissement conséquent. Toutefois, investir dans un parc de contention s’avère être une solution inestimable, offrant à la fois sécurité et confort de travail.

Cyril Jaulme, éleveur de bovins viande à Brignac dans le département du Morbihan (56), a pris cette initiative en 2022 en investissant dans un parc de contention Pasdelou spécifiquement conçu pour répondre aux besoins de son exploitation. Cet outil sur mesure a été soigneusement adapté pour permettre à Cyril de manipuler ses animaux de manière rapide et sécurisée.

En 2019, Cyril a repris l’exploitation familiale en la dédiant à l’engraissement de jeunes bovins de toutes races. Les animaux, arrivent à l’âge de 6 à 8 mois pour une  période d’engraissement de 12 à 14 mois. L’exploitation, dotée d’une capacité d’engraissement mixte de 100 bovins viande, compte 20 femelles en prairie permanente et 80 mâles consacrés à l’engraissement.

Le parc de contention Pasdelou a rapidement démontré son efficacité, offrant à Cyril sécurité et gain de temps.

“J’ai choisi d’investir dans un parc de contention pour pouvoir travailler seul et en sécurité. J’ai plus de facilité pour vacciner et manipuler les jeunes bovins que je reçois”, explique Cyril.

Un parc de contention sur mesure 


Le parc de contention a été installé en intérieur, remplaçant l’ancienne salle de traite. Cyril explique son choix : “Il est plus intéressant, pour ma part, de travailler en intérieur avec de jeunes animaux pour réaliser les vaccins. Il y a une meilleure flexibilité du travail et on n’est pas bridé par la météo.” Le système de contention choisi, constitué d’un module en demi-lune en contention circulaire, a été parfaitement adapté et personnalisé à l’emplacement existant. Le parc comprend une barrière poussante qui se verrouille progressivement avec l’avancée des animaux, une chicane pour ralentir les jeunes bovins, des boxes pour trier les animaux, un couloir, des portes de contention, et un couloir de sortie déjà existant sur le bâtiment.

Cyril a pu personnaliser et modifier les plans selon ses attentes, s’assurant ainsi que le parc de contention corresponde parfaitement à ses besoins. Fabrice souligne l’investissement de Cyril dans la conception de son projet : “Cyril a très bien réfléchi à son projet dans tous les aspects techniques qu’il souhaitait.”

La contention est encore trop négligée dans les exploitations. C’est une période de stress pour l’éleveur et les animaux. C’est technique et il faut de la sécurité.”

Cyril Jaulme, éleveur
Un parc de contention bovin sur mesure
Cyril Jaulme à gauche et Fabrice Bernard, technicien Cultivert (56) à droite.

Travailler en toute sécurité

Les portes Sécuripass, intégrées au parc, renforcent la sécurité pour le passage d’hommes. Fabrice Bernard, technicien Cultivert dans le Morbihan, explique : “Ces portes offrent un échappatoire à l’éleveur si nécessaire et elles obstruent la vision et le passage des bovins.” De plus, le couloir variable rétractable s’ajuste facilement au gabarit spécifique des animaux. Comparativement aux méthodes antérieures utilisant des jeux de barrières ou de cordes, les avantages du parc de contention Pasdelou sont significatifs. Auparavant, les manipulations étaient réalisées sans garantie de sécurité pour l’éleveur.

Installation parc de contention Cultivert
Cyril Jaulme expliquant le fonctionnement de son parc de contention
Installation parc de contention Cultivert
Le parc de contention installé dans l’ancienne salle de traite.

Avec le temps, les éleveurs ont constaté une diminution significative des problèmes de santé de leurs vaches. Ils sont passés de 4 à 5 cas de mammites par mois à zéro.

Installation parc de contention Cultivert

L’exploitation

  • 1 gérant
  • 100 jeunes bovins
  • 80 mâles en engraissement
  • 20 femelles en prairie permanente
  • 83 ha de parcelles (25 ha mais, 13 ha en prairie permanente, 45 ha en culture)