Brise-vent sur enrouleur

L’ambiance du bâtiment, sa bonne ventilation notamment, est primordiale pour la santé des animaux. Lors de la conception de son projet, Paul Ropert a choisi d’équiper les deux façades principales de son nouveau bâtiment d’un rideau brise-vent Celloplast sur enrouleur. Pratique et résistant, il laisse passer ce qu’il faut d’air, tout en faisant le plein de lumière.

« Grâce aux rideaux brise-vent électriques, nous gérons l’ambiance du bâtiment été comme hiver, pour le confort des vaches et le nôtre ! »,

souligne Paul Ropert.

40 m de large sur 72 m de long : ce sont les dimensions de cette stabulation dont l’originalité est d’héberger sous son toit 3 troupeaux indépendants, conduits en 4 lots différents avec 4 robots de traites.

« Il s’agit d’une mise en commun des outils de production, bâtiments et matériels, nécessaires à 3 élevages laitiers »,

explique Vanessa Ropert.

Les trois exploitations (Vanessa Ropert, Franck Demarconnay, EARL Ropert) sont regroupées au sein d’un GIE pour la production, mais restent juridiquement et économiquement indépendantes. Tout est bien séparé : 3 tanks différents, 3 comptabilités….

« Nous nous organisons ensemble, comme le feraient des voisins, mais nous ne sommes pas associés »,

précise Vanessa.

Avec un brin d’humour, Paul Ropert appelle cela une « CUBA », pour « coopérative d’utilisation de bâtiment agricole».

Réfléchir à la ventilation

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Les 4 portes situées aux extrémités des 2 couloirs d’alimentation peuvent être ouvertes du tracteur à l’aide d’une télécommande. Un bâtiment de cette taille ne se conçoit pas en un jour…

« Ça fait plusieurs années que j’y réfléchissait. Je savais ce que je voulais »,

confie Paul Ropert.

Des logettes équipées de tapis (+sciure) et un caillebotis intégral…

« Nous avons d’abord choisi la marque du robot avant de nous pencher sur les plans »,

confie-t-il.

La ventilation faisait partie des réflexions les plus importantes, à ses yeux, avec celle de la charpente.

Les deux problématiques ont d’ailleurs été étudiées en même temps.

« On n’improvise pas la ventilation d’un bâtiment d’élevage de 40 m de large »,

lance l’éleveur.

D’autant que les vaches sont conduites en zéro pâturage. La qualité de l’ambiance intérieure est donc primordiale pour la santé des animaux. Une mauvaise ventilation peut en effet être la source de problèmes sanitaires : pathologies respiratoires, mammites…

Ventilation été/hiver

«La sensation de chaud ou de froid ne dépend pas uniquement de la température de l’air, mais également de sa vitesse» ,

explique Jean-Marie Collen de Celloplast.

Il faut pouvoir accélérer le renouvellement de l’air quand il fait chaud et le diminuer quand il fait froid.

Le brise-vent Cellorouleur, par son système d’ouverture (partielle ou totale), permet de moduler la ventilation d’un bâtiment d’élevage selon le climat.

« Sur la période estivale, dès qu’il fait bon, nous conseillons une ouverture totale des longs pans pour maximiser les échanges d’air. On obtient alors un bâtiment parapluie »,

indique Jean-Marie Collen.

« Quand le soleil tape à l’extérieur, il fait étonnamment bon à l’intérieur, grâce à un mouvement d’air permanent »,

explique Paul Ropert.

En hiver, l’objectif est de réduire les flux, tout en aérant suffisamment pour éviter une élévation du taux d’humidité et une condensation importante.

Protéger des courants d’air

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Le brise-vent situé sur la façade exposée aux vents dominants (nord-ouest) peut également être ouvert du haut vers le bas.

Paul Ropert sollicite Fabrice Bernard, du Cultivert de Pontivy, sur son projet. Cultivert travaille de longue date avec la société Celloplast, qui propose des brise-vents spécialement conçus pour la ventilation des bâtiments d’élevage. Après étude des premiers plans, Fabrice Bernard et Jean-Marie Collen de Celloplast proposent d’équiper les deux façades principales de rideaux brise-vent amovibles à enrouleur électrique.

D’une hauteur de 4 m (sur 72 m de long), chaque paroi comporte deux maillages différents. Le haut a une efficacité au vent de 95%, alors que le maillage de la partie basse est plus serré (98% d’efficacité au vent) pour limiter au maximum les courants d’air à la hauteur des vaches.

« Ce matériau est antistatique et traité pour obtenir un effet barrière contre la pluie. Il est garanti 10 ans contre les UV »,

indique le technicien Cultivert

Deux sens d’ouverture

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Plein sud, le rideau brise-vent est ouvert dès les premiers rayons de soleil.

Paul Ropert apprécie tout particulièrement le système Bicellorouleur : le rideau de la façade nord-ouest, exposée aux vents dominants, est en effet équipé d’un double enrouleur, de sorte qu’il peut être ouvert de manière classique : du bas vers le haut (comme celui de la façade sud), mais également dans l’autre sens : du haut vers le bas.

Cette ventilation haute permet d’augmenter les échanges d’air en journée pendant la période hivernale, sans risque de retombée sur les animaux.

« On l’ouvre dès qu’il y a un rayon de soleil »,

explique l’éleveur.

Ouverture automatique des portes

 

Les moteurs d’entraînement des rideaux et des portes fonctionnent en 380 V (courant triphasé). La vitesse de remontée est de 30 cm/s. Le bardage a été prévu pour pouvoir loger le coffre de l’enrouleur.

Les 4 portes du bâtiment, situées aux extrémités des 2 tables d’alimentation, sont également équipées de filets brises-vent (Celloporte Winch électrique). Leur ouverture est télécommandée depuis le tracteur ou par simple pression d’un bouton pression situé à chaque entrée.

Un robot repousse la ration à l’auge toutes les 2 heures, nuit et jour. Pour qu’il puisse faire le va-et-vient entre les 2 tables d’alimentation (en passant par l’extérieur le long du pignon), un système de boucles magnétiques a été installé au sol, permettant l’ouverture automatique de la porte. Sa fermeture est temporisée, au bout de 20 secondes.

« C’est important que les portes en pignon restent fermées, car cette entrée d’air latérale aura toujours tendance à perturber les flux de ventilation »,

souligne Jean-Marie Collen, de Celloplast.

3 troupeaux indépendants sous un même toit

vaches

C’est l’EARL Ropert, constituée par Georgette et Paul Ropert, qui a investi dans ce nouveau bâtiment d’élevage de 250 places, équipé de 4 robots de traites. Il est loué par le GIE (groupement d’intérêt économique) composé par l’EARL Ropert, Vanessa Ropert et Franck Demarconnay, tous les deux exploitants à titre individuel.

Actuellement, 175 vaches conduites en 4 lots séparés sur 4 robots de traite profitent de ce bâtiment confortable et lumineux.

Exploitation

    • 3 exploitations, 6 UTH, 175 vaches
    • EARL Ropert (Georgette et Paul Ropert + 1 salarié) 680 000 l de quota, 107 ha Vanessa Ropert (+ 1 salarié) 496 000 l de quota, 120 ha Franck Demarconnay
    • 305 000 l de quota, 65 ha